Salaire des patrons : le gouvernement propose un encadrement

La double rémunération du patron de Renault Carlos Ghosn votée par le conseil d’administration malgré un avis défavorable des actionnaires, avait suscité un scandale qui a poussé les députés socialistes à introduire dans le projet de loi Sapin II un « encadrement » : le principe d’un vote contraignant des actionnaires.

Durant sa campagne en 2012, l’actuel président de la République avait opté pour l’autorégulation des hauts salaires pour tous le secteur privé, malgré une mise en garde de l’un de ses ministres de l’époque, Arnaud Montebourg, qui lui était favorable à une loi d’encadrement contrairement à son ministre de l’Économe d’alors, Pierre Moscovici. Il a fallu donc attendre le scandale suscité par le double salaire du franco brésilien, Carlos Ghosn, patron de Renault.

Le président de la République a lui aussi menacé dès le début de cette affaire d’intervenir au nom de « la requête morale » avec une réduction du salaire des patrons dans le secteur privé, a quelques mois de la présidentielle. Pour le porte-parole des députés PS, Sandrine Mazetier, « Bien qu’il y ait les décrets d’idée et les conseillers déontologiques du Medef particulièrement, il n’y a vraiment pas d’évolution dans ce domaine » des salaires, « on pense voir un recul ».

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