De nouvelles élections à prévoir en Turquie

C’est en effet ce qu’a annoncé le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu.
Les longues négociations demandées par le président Erdogan ayant eu lieu entre la majorité du AKP (parti islamo-conservateur) et les social-démocrates du Parti Républicain du Peuple (CHP), qui constitue la principale force de l’opposition du pays, n’ont abouti à aucune solution pour la formation d’une coalition, qui était fortement espérée par la population et souhaitable pour le pays.

Une coalition impossible

En effet, Ahmet Davutoglu, après avoir perdu sa majorité absolue au Parlement, qu’il détenait pourtant depuis 2002, a été sommé de former une coalition avec les autres partis importants du pays : le CHP, mais également des partis tels que les nationalistes du MHP ou le parti pro-kurde du HDP. Néanmoins, les négociations ont échoué ce jeudi 13 août. A l’issue de ces longs pourparlers, le premier ministre a déclaré qu’il n’existait aucune base permettant de former une coalition concrète pour le parti, les divergences politiques étant trop importantes pour trouver des terrains d’entente constructifs pour la Turquie.

De nouvelles élections à l’automne

De ce fait, Ahmet Davutoglu a annoncé la tenue de nouvelles élections à l’automne prochain. Les Turcs sont ainsi appelés aux urnes pour reformer leur Parlement. M. Davutoglu indique qu’un scrutin anticipé reste la seule solution viable pour le pays.

Une situation inopportune

Cette situation d’instabilité pour la Turquie est particulièrement malvenue. En effet, le pays est actuellement engagé dans une double campagne militaires et souffre de problèmes sur son territoire : les indépendantistes kurdes, mais également à ses abords avec les islamistes.
La situation a également un effet important sur l’économie du pays : les investisseurs ont peur de cette instabilité qui perdure et la livre turque est tombée à son plus bas niveau historique.

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